La mémoire de ce syndicaliste abattu a envahi les esprits et les rues de la capitale économique de la Guadeloupe. En effet, malgré le manque d'essence, les craintes de troubles éventuels, mais aussi la fatigue, nous étions un bon cortège de manifestants à défiler silencieusement pour saluer le dévouement de cet agent des Impots qui a été froidement abattu la veille.
Pour y arriver, il a fallu moins de 15 minutes à vitesse très réduite, pour parcourir une distance qui d'habitude nécessitait 5 de plus. Les événements de la veille avaient créé une certaine psychose, et ce n'est pas le motard des Services de Renseignements croisé sur la route avec son drôle de casque qui aurait pu m'affirmer le contraire.
Arrivé à Pointe à Pitre, c'est un spectacle de désolation qui s'offrait à mes yeux : routes à demi barrées, on circulait sur une voie, véhicules renversés sur la chaussée, carcasses calcinées. La scène des films que le cinéma nous diffuse. J'étais loin d'imaginer autant de stigmates d'une violence urbaine aussi intense. L'Etat de (non) droit tant décrié par le Préfet, est là.
Quoi qu'il en soit nous étions revenus pour signifier notre soutien aux proches tant familliaux que syndicaux du camarade descendu, et pour lui faire savoir que notre solidarité ne pouvait suspendre à défaut de stopper l'élan auquel il était adhérent : le combat continue, et ce, malgré la solution que la Sinistre de l'Outre-Mer a apporté au peuple Guadeloupéen : l'envoi de 4 escadrons de gendarmes mobiles supplémentaires. Comme quoi elle n'a rien compris, ou plutôt elle se fout de notre gueule, à 24 H d'une réunion entre les Parlementaires Antillais et le petit plus haut personnage de l'Etat. Tous sauf un : Eric JALTON qui a toujours apporté son soutien au mouvement, et qui profitait du rassemblement de ce soir pour faires sa comm., en faisant distribuer des copies d'un communiqué dans lequel il expliquait qu'il ne se rendrait pas à l'Elysée, exigeant que le devoir de l'Etat était de venir règler la crise guadeloupéenne sur le sol de la Guadeloupe. Dans le fond, il n'a pas tort. En revanche, je ne puis cautionner qu'un Député ne se rende à l'Assemblée ou à l'Elysée, lorsque les circonstances l'exigent, surtout lorsqu'on touche de conséquentes indemnités pour cela.
Pour y arriver, il a fallu moins de 15 minutes à vitesse très réduite, pour parcourir une distance qui d'habitude nécessitait 5 de plus. Les événements de la veille avaient créé une certaine psychose, et ce n'est pas le motard des Services de Renseignements croisé sur la route avec son drôle de casque qui aurait pu m'affirmer le contraire.
Arrivé à Pointe à Pitre, c'est un spectacle de désolation qui s'offrait à mes yeux : routes à demi barrées, on circulait sur une voie, véhicules renversés sur la chaussée, carcasses calcinées. La scène des films que le cinéma nous diffuse. J'étais loin d'imaginer autant de stigmates d'une violence urbaine aussi intense. L'Etat de (non) droit tant décrié par le Préfet, est là.
Quoi qu'il en soit nous étions revenus pour signifier notre soutien aux proches tant familliaux que syndicaux du camarade descendu, et pour lui faire savoir que notre solidarité ne pouvait suspendre à défaut de stopper l'élan auquel il était adhérent : le combat continue, et ce, malgré la solution que la Sinistre de l'Outre-Mer a apporté au peuple Guadeloupéen : l'envoi de 4 escadrons de gendarmes mobiles supplémentaires. Comme quoi elle n'a rien compris, ou plutôt elle se fout de notre gueule, à 24 H d'une réunion entre les Parlementaires Antillais et le petit plus haut personnage de l'Etat. Tous sauf un : Eric JALTON qui a toujours apporté son soutien au mouvement, et qui profitait du rassemblement de ce soir pour faires sa comm., en faisant distribuer des copies d'un communiqué dans lequel il expliquait qu'il ne se rendrait pas à l'Elysée, exigeant que le devoir de l'Etat était de venir règler la crise guadeloupéenne sur le sol de la Guadeloupe. Dans le fond, il n'a pas tort. En revanche, je ne puis cautionner qu'un Député ne se rende à l'Assemblée ou à l'Elysée, lorsque les circonstances l'exigent, surtout lorsqu'on touche de conséquentes indemnités pour cela.
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