La nuit du 16 au 17 février a confirmé la tendance observée dans la journée : l'affrontement entre les jeunes en rupture avec la société et les forces de répression de l'Etat français défaillant.
La flambée de violence urbaine (dans un espace urbain bien différent de ceux des grandes agglomérations hexagonales, puisqu'ici les villes sont rurbanisées à l'extrême) dénote d'une requalification du mouvement de mécontentement populaire.
Oubliés des revendications (y ont-ils pris part ?...) et bien entendu des négociations, ceux qu'on qualifie péjorativement les "désoeuvrés" ou "insignifiants", ont réagi, à leur manière, avec leurs moyens, à la volonté de (re)prise en mains de la situation par l'Etat français qui a déployé ses forces de répression sur les points stratégiques de circulation que compte le "Département" (tout le monde sait que Nicolas SARKOZY n'est pas opposé à la disparition de cette circonscription administrative créée à la Révolution).
Justement, Révolution. Le mot est lâché. Révolution socio-politique que nous évoquions les jours précédents. Parce que le mouvement que nous vivons déborde le cadre structuré par le monde politico social traditionnel ; les "insurgés" n'obéissant à aucune règle, aucune logique de construction, mais agissant à volonté contre l'ordre social libéral. Aucune récupération politique n'est envisageable, tant leur expression est incontrolable. Sauf peut-être par les esprits conservateurs qui avaient prévu un débordement tant que la répression de la République n'intervenait pour faire "respecter l'Etat de Droit (sic).
Mais quel Etat, sinon défaillant ? Quel Etat, sinon pourrissant une situation spécifique à un pays qu'il n'a jamais compris. La raison colonialiste dénoncée par tant de penseurs aussi bien antillais de français perdure dans la raison d'Etat républicain. Quand cesserez-vous de nous considérer comme des "petits nègres" ?
L'Etat défaillant, comment en avoir confiance ? L'Etat défaillant, que faire d'autre pour espérer l'aboutissement d'une situation confuse ? Sans encourager la violence, on la comprend. L'Etat français, mais aussi les grands capitalistes locaux qui se réfugient derrière lui, auraient pu comprendre qu'un jour ils n'auraient pas la main.
Dans ce rapport de forces disproportionnées, il ne fait aucun doute que la raison finale n'est pas du côté des révoltés, mais comme en Kanaky, en 1988, la mobilisation montre à l'Etat français - que les dernières colonies ne se gèrent plus depuis la Métropole (sic).
tiens JEGO n'est toujours pas revenu en Guadeloupe, lui qui qui se targait de vouloir rester sur place tant que la situation n'était pas réglée, il poursuit les réunions à Paris, avec les socio-professionnels de l'Hexagone (re sic, double sic !
Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, il y a un Président de la République qui disait que lorsqu'il y a une grève en France, elle passe inapperçue... Force est de reconnaître que la Guadeloupe n'est pas en France.
Fos Gaoulé nèg pa ti réynyon blan.
La flambée de violence urbaine (dans un espace urbain bien différent de ceux des grandes agglomérations hexagonales, puisqu'ici les villes sont rurbanisées à l'extrême) dénote d'une requalification du mouvement de mécontentement populaire.
Oubliés des revendications (y ont-ils pris part ?...) et bien entendu des négociations, ceux qu'on qualifie péjorativement les "désoeuvrés" ou "insignifiants", ont réagi, à leur manière, avec leurs moyens, à la volonté de (re)prise en mains de la situation par l'Etat français qui a déployé ses forces de répression sur les points stratégiques de circulation que compte le "Département" (tout le monde sait que Nicolas SARKOZY n'est pas opposé à la disparition de cette circonscription administrative créée à la Révolution).
Justement, Révolution. Le mot est lâché. Révolution socio-politique que nous évoquions les jours précédents. Parce que le mouvement que nous vivons déborde le cadre structuré par le monde politico social traditionnel ; les "insurgés" n'obéissant à aucune règle, aucune logique de construction, mais agissant à volonté contre l'ordre social libéral. Aucune récupération politique n'est envisageable, tant leur expression est incontrolable. Sauf peut-être par les esprits conservateurs qui avaient prévu un débordement tant que la répression de la République n'intervenait pour faire "respecter l'Etat de Droit (sic).
Mais quel Etat, sinon défaillant ? Quel Etat, sinon pourrissant une situation spécifique à un pays qu'il n'a jamais compris. La raison colonialiste dénoncée par tant de penseurs aussi bien antillais de français perdure dans la raison d'Etat républicain. Quand cesserez-vous de nous considérer comme des "petits nègres" ?
L'Etat défaillant, comment en avoir confiance ? L'Etat défaillant, que faire d'autre pour espérer l'aboutissement d'une situation confuse ? Sans encourager la violence, on la comprend. L'Etat français, mais aussi les grands capitalistes locaux qui se réfugient derrière lui, auraient pu comprendre qu'un jour ils n'auraient pas la main.
Dans ce rapport de forces disproportionnées, il ne fait aucun doute que la raison finale n'est pas du côté des révoltés, mais comme en Kanaky, en 1988, la mobilisation montre à l'Etat français - que les dernières colonies ne se gèrent plus depuis la Métropole (sic).
tiens JEGO n'est toujours pas revenu en Guadeloupe, lui qui qui se targait de vouloir rester sur place tant que la situation n'était pas réglée, il poursuit les réunions à Paris, avec les socio-professionnels de l'Hexagone (re sic, double sic !
Et dire qu'il n'y a pas si longtemps, il y a un Président de la République qui disait que lorsqu'il y a une grève en France, elle passe inapperçue... Force est de reconnaître que la Guadeloupe n'est pas en France.
Fos Gaoulé nèg pa ti réynyon blan.
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